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Communiqués de Presse
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Un rapport montre la dépendance du secteur forestier Gabonais
sur les exportations d'Okoumé
LIBREVILLE, Gabon, 15 juin - Un nouveau rapport publié
Les nouvelles expose que les forêts du Gabon sont rapidement concédées
à une poignée d'exploitants forestiers qui exporte principalement
une seule essence à destination de quelques pays du monde.
"Le Gabon a de vastes ressources forestières, mais celles-ci
sont menacées par la croissance rapide de l'exploitation"
explique Jean-Bruno Mikissa, un des auteurs du rapport, Un premier
regard sur l'exploitation forestière au Gabon, distribué
Les nouvelles par le World Resources Institute dans le cadre du projet
Observatoire Mondial des Forêts. Quoique les auteurs reconnaissent
le besoin d'informations supplémentaires, ceci est le premier
rapport issu de la société civile présentant des informations
revues et à jour sur le secteur forestier au Gabon.
Même s'il semble qu'au moins deux tiers des forêts originelles du
Gabon existent encore Les nouvelles, l'étendue exacte de la forêt
demeure inconnue. En 1995, la FAO a estimé la surface forestière
à 18 millions d'hectares sur les 26,8 millions d'hectares du
territoire Gabonais.
Le rapport indique qu'avec les baisses des revenus du pétrole, la
pression d'exploiter les ressources forestières du pays grandit. La
FAO estime qu'au rythme actuel, le Gabon perdra la moitié de ses
forêts au cours des 100 prochaines années.
En 1957, moins de 10 pour cent des forêts du Gabon étaient attribuées
à l'exploitation forestière. Les nouvelles, plus de la moitié le
sont, et ces zones ont doublé lors des cinq dernières années.
En 1997, 221 compagnies et individus étaient titulaires de
concessions forestières. Treize compagnies détenaient 50 pour cent
de la surface totale attribuée à l'exploitation, soit environ 21
pour cent de la surface forestière du Gabon. Les cinq titulaires
les plus importants en terme de superficie étaient Rougier Gabon,
la Compagnie Forestière du Gabon (CFG), Leroy Gabon, la Compagnie
Equatoriale des Bois (CEB) et Lutexfo/Soforga. Quoique de droit
gabonais, ces compagnies sont largement soutenues par des intérêts
européens.
D'après le rapport de l'Observatoire Mondial des Forêts,
l'industrie forestière gabonaise est vulnérable aux fluctuations
de marchés car elle dépend principalement d'une seule essence,
l'Okoumé (Aucouméa kleinena). Cette essence ne se trouve qu'au
Gabon, en Guinée Equatoriale et certaines zones du Congo. Quoique
ce bois est servi pour le parquet de la Librairie Nationale de Paris
et dans le train Eurostar, il est généralement exporté pour faire
du contreplaqué.
Plus de 90 pour cent de la production de grumes du Gabon est exporté,
dont la moitié vers des pays asiatiques. Environ 73 pour cent des
exportations sont de l'Okoumé. La Chine a maintenant remplacé la
France comme marché principal des exportations de bois du Gabon. Néanmoins,
les exportations vers l'Asie ont chuté de 73 pour cent en 1998 à
la suite de la crise économique asiatique, alors que les
exportations vers l'Europe n'ont chuté que de 38 pour cent.
"Afin de maintenir le volume de production actuel d'Okoumé, le
Gabon ne peut plus compter sur l'établissement de nouvelles
concessions dans des zones non exploitées" averti Omer Ntougou
de l'Observatoire Mondial des Forêts Gabon. Les concessions forestières
s'étendent déjà sur la quasi-totalité des forêts à Okoumé.
Le rapport indique que le projet de nouvelle loi forestière,
initialement proposée en 1997, est une opportunité pour adresser
les problèmes auxquels le secteur forestier est actuellement
confronté, en établissant de nouveaux standards pour une meilleure
gestion des ressources naturelles. "Si le projet de loi dans sa
forme actuelle est voté et appliqué, cela représentera un premier
pas vers une gestion à long terme des forêts, plutôt que pour des
profits rapides à court terme" explique Emmanuel Bayani de
l'Observatoire Mondial des Forêts Gabon. Le rapport met aussi en
avant les difficultés auxquelles le Ministère des Eaux et Forêts
est confronté à la lumières des responsabilités qui lui
incombent et des ressources logistiques et humaines disponibles.
Les Forêts du Gabon sont parmi les plus diversifiées et les plus
menacées d'Afrique Centrale. Les forêts du Bassin du Congo, qui s'étendaient
sur plus de 198 millions d'hectares en 1995, représentent le deuxième
plus grand bloc de forêts tropicales au monde après le Bassin de
l'Amazonie. Le bassin du Congo comprend six pays d'Afrique Centrale
dont le Gabon.
Le rapport et les cartes de l'Observatoire Mondial des Forêts
Gabon, ainsi que des produits similaires pour le Cameroun, représente
le premier effort de documenter l'exploitation forestière au
travers du Bassin du Congo de manière systématique. L'Observatoire
Mondial des Forêts, lancé officiellement en début d'année,
combine des informations de terrain avec la technologie de télédétection
pour fournir des informations correctes sur le développement des
forêts au travers de l'Internet (www.globalforestwatch.org). Les
deux premiers rapports de l'Observatoire Mondial des Forêts étaient
axés principalement sur l'exploitation forestière, mais à
l'avenir le suivi se portera aussi sur d'autres activités humaines
à grande échelle, telles que l'exploitation minière pétrolière
et la chasse.
L'Observatoire Mondial des Forêts travaille actuellement avec 75
partenaires dans 7 pays. D'ici 5 ans, ce réseau international s'étendra
sur 21 pays et environ 80 pour cent des forêts intactes restantes
sur la planète. Au Gabon, l'Observatoire Mondial des Forêts est
composé des organisations non gouvernementales suivantes: Amis de
la Nature, Culture et Environnement, Amis du Pangolin, Aventures
Sans frontières, Centre d'Activité pour le Développement Durable
et l'Environnement, Comité Inter-Associations Jeunesse et
Environnement, Forêt et Développement, et Image Gabon Nature.
L'Institut des Ressources Mondiales (World Resources Institute -
WRI) est un centre de recherche basé à Washington, DC, qui fournit
des informations et des solutions pratiques pour encourager l'élaboration
de politiques de développement durable sans compromettre
l'environnement. Le WRI travaille en collaboration avec des
institutions dans plus de 50 pays pour fournir les conclusions d'études
scientifiques, d'analyses économiques et d'expériences pratiques
aux gouvernements, à la société civile, et au secteur privé.
Pour plus d'informations, consultez le site du WRI à http://www.wri.org/wri/press
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le rapport (PDF; 2.85 MB) |