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Discours prononcé par M. FOTEU KAMENI Roger,
Conseiller technique No 2 au MINEF, Représentant de M. le Ministre
de l’Environnement et des Forêts du Cameroun. A l’occasion de la
réunion préparatoire des parties prenantes, pour la tenue de la
conférence ministérielle sur l’application des Lois Forestières et
la Gouvernance en Afrique (AFLEG) du 1er au 4 avril
2003 à Yaoundé.
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Douala hôtel
la falaise du 11 au 13 mars 2003
Messieurs et Mesdames les représentants des Organisations
Internationales,
Messieurs et Mesdames les représentants des administrations
forestières,
Messieurs et Mesdames les représentants des Organisations Non
Gouvernementales,
Messieurs et Mesdames les représentants des Industries,
Mesdames, Messieurs,
Chers Participants,
Je voudrais tout d’abord, vous exprimer le regret de son Excellence
Chief TANYI MBIANYOR Clakson OBEN Ministre de l’Environnement et des
Forêts du Cameroun de n’avoir pas pu personnellement ouvrir les
travaux de cet important atelier à Douala ; en raison des
contraintes liées à ses hautes fonctions. C’est ainsi qu’il m’a
demandé de transmettre en son nom, à tous les participants venus
d’Afrique et d’autres régions du monde, ses chaleureux souhaits de
bienvenue en terre camerounaise. Son espoir est que du 1er au 4
avril 2003, si d’autres impondérables ne venaient s’y ajouter, qu’il
puisse lui-même, avoir le plaisir de vous accueillir à Yaoundé, à
l’occasion de la tenue de la conférence interministérielle AFLEG.
Depuis le sommet de la terre de Rio 1992, bon nombre de pays
africains ont pris conscience de l’enjeu capital que représente la
gestion durable et la conservation de nos écosystèmes forestiers.
Pour souligner l’importance de ce secteur beaucoup de pays ont
décidé d’en faire des priorités sur le plan économique. C’est ainsi
qu’en septembre 1992, le Cameroun s’est doté pour la première fois
d’un ministère de l’environnement et des forêts. Pour souligner
l’importance que revêtent les lois forestières, 2 ans plus tard :
c’est à dire en 1994, l’Assemblé Nationale a voté une nouvelle loi
forestière. Le même processus il faut le dire, s’est déroulé dans
bon nombre de pays africains qui aujourd’hui se sont dotés de
ministères de l’économie forestière et possèdent une nouvelle
législation forestière. Parmi les plus récentes, je mentionnerai la
nouvelle loi forestière de la République Démocratique du Congo
d’octobre 2002. Force est de constater que sous le poids de
l’ajustement structurel et de la libéralisation du secteur
économique auquel plusieurs de nos pays sont contraints, la
conservation et la gestion durables de nos patrimoines forestiers
passent progressivement des mains de l’Etat au secteur privé, avec
une forte implication de la société civile. La configuration des
participants à cet atelier en est la plus belle illustration.
Mesdames, Messieurs,
L’application des lois forestières et la Gouvernance est devenue un
processus participatif dans lequel chaque acteur doit jouer son rôle,
sur la base d’engagements acceptés et bien compris de tous. Le
processus AFLEG auquel vous avez été invités à participer, vise
avant tout à émettre à la réflexion, des idées nouvelles permettant
de combattre l’exploitation illégale des ressources forestières
ainsi qu’une meilleure gouvernance en matière d’économie forestière :
c’est à dire, un contrôle plus efficace de la traçabilité des
produits forestiers.
Le processus dans lequel nous sommes engagés est en effet mondial ;
puisqu’il concerne les consommateurs et les producteurs. A ce titre,
il a débuté en Asie où l’ensemble des pays de la région ont adopté
une déclaration ministérielle en 2001 à Bali, dans laquelle ils ont
exprimé leur volonté politique de combattre toute violation des
législations forestières grâce à des efforts régionaux et bilatéraux.
Et à l’heure actuelle, les pays asiatiques ont mis en place un
groupe d’action spécial dont les résultats sont entre autres
l’établissement entre l’Indonésie et le Royaume-Uni, d’un protocole
pour combattre le commerce illégal des bois. L’Afrique a déjà pris
le relais de ce processus. C’est ainsi que, au mois de juin 2002,
une centaine de représentants de diverses parties prenantes se sont
retrouvés à Brazzaville en République du Congo pour initier le
processus AFLEG au niveau du Continent africain. Au cours de cette
réunion, diverses idées ont été émises et ont permis d’élaborer un
projet de recommandations qui pourrait aboutir à une déclaration
ministérielle consensuelle devant être adoptée durant la conférence
ministérielle qui se tient au Cameroun en avril 2003. La dynamique
imprimée en Afrique permettra à l’Amérique latine de prendre le
relais de ce processus dans de bonne conditions.
Chers participants,
Le présent atelier a 3 objectifs essentiels qui devront être
reflétés dans les résultats de vos travaux, à savoir :
Premièrement : l’identification des informations fondamentales dont
les Gouvernements, le secteur privé et la société ont besoin pour
promouvoir et soutenir l’application des législations forestières en
Afrique.
Deuxièmement : identifier les approches qui ont eu des succès :
c’est-à-dire une contribution positive ; et utilisées dans le
contrôle et la surveillance de l’application des législations
forestières qui pourrait être partagées avec les autres pays
africains.
Troisièmement : sur la base de la réflexion des 2 objectifs
ci-dessus cités, formuler quelques recommandations devant animer les
débats des participants au cours de la conférence ministérielle
AFLEG de Yaoundé, et pouvant s’intégrer dans la déclaration
ministérielle finale.
Mesdames, Messieurs,
Je voudrais à cet instant transmettre au World Resources Institute (WRI),
les sincères félicitations de Son Excellence Chief TANYI MBIANYOR
Clakson OBEN Ministre de l’Environnement et des Forêts du Cameroun,
ainsi que son soutien personnel pour avoir accepté d’organiser cet
atelier de réflexion à Douala au Cameroun, soulignant si cela en
était encore besoin, l’excellence des relations que cet organisme
entretient avec son Département ministériel. Nous voulons par la
même occasion, remercier les gouvernements du Royaume-Uni et des
Etats-Unis, qui ont accepté de financer cet important atelier qui
doit permettre aux experts africains des Administrations forestières,
des industries forestières, des Organisations Non Gouvernementales
et de la société civile de réfléchir en commun pour apporter leur
expérience sur les manques et les écarts que nous observons
actuellement dans l’application de nos législations forestières.
Connaissant l’ardeur au travail habituel des uns et des autres, je
suis persuadé que les travaux du présent atelier seront couronnés de
succès.
C’est sur cette note d’espoir qu’au nom de Son Excellence Chief
TANYI MBIANYOR Clakson OBEN Ministre de l’Environnement et des
Forêts du Cameroun, je déclare ouverts, les travaux de l’atelier de
discussions et d’échanges portant sur le suivi et la collecte des
données pour un renforcement amélioré des lois forestières et de la
gouvernance en Afrique.
Vive la coopération Internationale,
Vive le Cameroun,
Je vous remercie
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