|
Qu'est-ce que c'est GFW?
· Données sur
les forêts · Personnel ·
Soutenir GFW ·
Devenir observateur de GFW ·
Centre des média
Atelier
AFLEG
Sommaire · Rapport complet (English)
(Français) (PDF) ·
Ordre du jour ·
Participants ·
Discours par MINEF ·
Photos
Besoins en suivi et communication
d’informations à l’appui de l’application des lois forestières et de
la gouvernance en Afrique (AFLEG)

Sommaire et Recommandations
Du 11 au 13 mars 2003
Douala, CameroonParrainé par:
Ministère de l'environnement et des forêts du
Cameroun (MINEF) World Resources Institute (WRI) avec des bailleurs
de fonds:
Department for International Development (DFID) Programme Régional
de l'Afrique Centrale pour l'Environnement (CARPE)
Récapitulatif de l’atelier
Le Ministère de l’Environnement et des Forêts du Cameroun (MINEF) et
l’Institut des Ressources Mondiales (World Resources Institute, WRI)
ont organisé du 11 au 13 mars 2003 un atelier consacré aux besoins
en matière d’information et de suivi à l’appui de l’application de
la législation forestière, avec le concours des gouvernements
britannique et américain. Trente-cinq représentants de gouvernements,
de l’industrie, d’ONG et d’institutions d’aide bilatérales ont
participé à cet atelier dont les objectifs étaient les suivants :
1. Identifier les informations clés nécessaires pour promouvoir/appuyer
l’application de la législation forestièr.
2. Identifier les stratégies (approches réussies) utilisées pour le
suivi et la communication d’informations qui pourraient être
renforcées et largement appliquées
3. Élaborer des recommandations pour l’AFLEG (déclaration
ministérielle, activités de suivi)
L’atelier a été organisé conformément aux séances plénières et
séances en groupes de travail. Dans la matinée du 11 mars, M. Foteu,
du MINEF, M. Hugh Speechly (DFID) et M. Alan Kellogg (Agence des
Etats-Unis pour le développement international) ont ouvert l’atelier
et accueilli les participants. M. Dirk Bryant, du World Resources
Institute (WRI), a souligné les objectifs de l’atelier et présenté
un aperçu général de l’ordre du jour.
Après le déjeuner, Mme Marta Miranda (WRI) a récapitulé brièvement
les principaux besoins en données et les principaux publics des
efforts de suivi forestier. M. Landrot (IFIA, Association inter-africaine
des industries forestières) a récapitulé les besoins en données des
entreprises membres de l’IFIA et a présenté le code de conduite de
l’association. M. Mamadou Fofana (Côte d’Ivoire) et M. Eric Nguimbog
(GFW, Cameroun) ont présenté des études de cas sur des approches de
suivi.
Pendant la matinée du 12 mars, des études de cas de suivi ont été
présentées par M. Andy Roby (TTF-RU) et M. Antoine de La
Rochefordière (SGS). M. Hugh Speechly a récapitulé les résultats des
réunions FLEG précédentes qui ont eu lieu en Asie et a cité les
thèmes de l’ordre du jour qui seront vraisemblablement examinés lors
de la prochaine réunion FLEGH qui se tiendra en Afrique.
Pendant l’après-midi, les participants se sont divisés en deux
groupes : un groupe a identifié les principaux défis du suivi
forestier et les infractions courantes, tandis que le deuxième
groupe s’est concentré sur sur la recommandation d’actions pour
établir un système de suivi forestier à l’appui de la législation.
Les deux groupes ont ensuite présenté en séance plénière les
résultats de leurs discussions. Les commentaires des participants
sur les actions recommandées pour un programme de suivi ont été
incorporés et le programme d’action a été traduit en français et en
anglais.
Pendant la matinée du 13 mars, les participants ont examiné le
programme de suivi proposé en séance plénière et un sous-groupe de
participants a incorporé au programme les commentaires formulés
pendant la séance plénière. Les recommandations finales ont été
présentées lors d’une dernière séance plénière et les participants
ont été invités à apporter tout changement recommandé à la version
finale qui a été circulée par voie électronique une semaine après la
clôture de l’atelier. Tous les commentaires reçus des participants
concernant le programme de suivi recommandé ont été incorporés.
Synthèse des recommandations
Considérant la nécessité
d’un processus de suivi et contrôle efficace et transparent de
l’application des lois forestières, nous recommandons de :
1. Disposer de systèmes d’informations harmonisés, actualisés et
fiables sur les acteurs et activités du secteur de l’environnement
et de la foresterie
2. Promouvoir les partenariats entre secteur public, secteur privé
et société civile pour la collecte, le suivi-évaluation et la
validation des informations
3. Mettre en œuvre dans chaque pays des systèmes de suivi des
produits forestiers du lieu de prélèvement au point d’utilisation
4. Consolider les informations sur les mouvements des produits
forestiers et les marchés aux niveaux local, national, sous-régional
et international
5. Renforcer les compétences institutionnelles et valoriser les
capacités techniques et humaines des divers acteurs intervenant dans
la production, la collecte, le traitement, la diffusion et
l’utilisation des informations
6. Assurer la diffusion régulière et transparente des informations
de la part des administrations publiques et des opérateurs
économiques
7. Garantir la durabilité des actions entamées dans le cadre du
processus de suivi-évaluation de l’application des lois forestières
(AFLEG)
8. Évaluer et ajuster régulièrement les actions entamées dans le
cadre du processus AFLEG
Recommandations pour le Processus AFLEG
Afin de fournir et de diffuser les informations requises pour
appuyer les activités d’application de la législation forestière
dans la région, nous proposons aux parties concernées par l’AFLEG
d’adopter le programme de suivi ci-après :
1. Cartographie
1.1. Faciliter l’obtention gratuite d’images satellite récentes et
de qualité
Auprès de qui : organismes nationaux de cartographies aux
Etats-Unis, en France et autres pays
Comment : accès gratuit à des images satellite ortho-rectifiées
complètes et à des modèles numériques d’élévation (MNT)
Mise à jour de cartes de référence à une échelle standardisée et à
des échelles qui conviennent pour la prise de décision en
collaboration avec les organismes nationaux de cartographie
1.2. Création de cartes détaillées couvrant les zones forestières
pour les besoins d’aménagement
1.3. Afin de faciliter l’élaboration de cartes, améliorer la
coopération entre les institutions pertinentes et renforcer les
capacités des organismes nationaux de cartographie
1.4. Faciliter l’élaboration d’une base de données standardisée (par
exemple, plantations, forêts communautaires, zones d’exploitation
minière, zones de conflits et concessions) pour la cartographie aux
niveaux national, sous-régional et régional
Qui : gouvernements africains et les organisations non
gouvernementales (ONG) avec l’appui des bailleurs de fonds
Comment : conduire une évaluation des besoins pour permettre à
chaque pays d’atteindre le niveau d’information requis. Créer un
mécanisme régional pour la mise à jour des cartes.
2. Bases de données actualisées communes sur la production et le
suivi fiscal des sociétés forestières et de valorisation des
produits forestiers
2.1. Coordination entre institutions nationales, ONG et secteur
privé dans la collecte des données
2.2. Rendre les informations suivantes disponibles de manière
transparente et en respectant le mécanisme institutionnel en vigueur
dans chaque pays
a. Localisation des concessions
b. Superficie des concessions
c. Droits de propriété à l’égard des concessions
d. Durée et statut des concessions
e. Documents contractuels
f. Plans d’aménagement
g. Paiements (incluant les taxes) effectués par les entreprises
h. Indemnités ou avantages concédés aux communautés locales
i. Données et statistiques sur les activités industrielles et
commerciales
j. Mouvements des produits ligneux le long de la chaîne de
production – distribution
Qui : les gouvernements africains
Comment : par l’engagement des gouvernements à publier
régulièrement les données sous forme accessible au public (par
exemple, journal officiel, site internet, autres médias)
3. Inciter les partenariats entre secteur public, secteur privé et
société civile pour la vérification, la validation et l’évaluation des
données
3.1. Encourager l’établissement d’un code de conduite auquel les ONG
et les entreprises de suivi du secteur privé devront adhérer pour
assurer la transparence et l’intégrité de la collecte, du traitement
et de la diffusion des informations
3.2. Encourager les gouvernements à travailler avec les ONG et les
entreprises du secteur privé qui adhèrent à un tel code de conduite
4. Introduire des systèmes nationaux pour le suivi des grumes
jusqu’à leur premier point de transformation ou port, notamment
identification sûre et bases de données électroniques
Qui : les gouvernements africains passant des contrats avec des
organisations de spécialistes qualifiés
Comment : utiliser des financements extérieurs pour piloter ces
systèmes, puis s’assurer que les mécanismes soient finalement
entièrement financés par les redevances versées par l’industrie
forestière. Veiller à ce que les mécanismes utilisent des
technologies adaptées à l’infrastructure de communication de chaque
pays
5. Promouvoir la collecte et l’analyse de données relatives au
commerce et au marché
5.1. Identifier et comprendre les différences au niveau du commerce
international
Comment : examen de données utilisant des documents originaux
provenant de différentes sources pour établir des comparaisons avec
les résumés publiés par des organisations de statistiques nationales
sur le commerce5.2. Assurer le suivi des mouvements de produits forestiers et de
leurs marchés locaux et sous-régionaux
6. Renforcement des capacités
6.1. Les pays signataires de la déclaration devront identifier leurs
besoins en renforcement des capacités et élaborer des stratégies
adaptées à cet effet
6.2. Promouvoir la collaboration entre les ONG internationales et
locales pour le renforcement des capacités
6.3. Favoriser des processus de type « développement-opération-transfert »
pour l’adjudication de contrats de vérification et de suivi au
secteur privé
7. Suivi à long terme
7.1. Un système de suivi du processus AFLEG est indispensable et
devrait permettre d’adapter régulièrement les actions compte tenu
des résultats obtenus
Qui : les parties prenantes au processus AFLEG
Comment : chaque pays décide les actions à entamer pour
l’exécution des engagements pris et fournit des rapports périodiques
à deux entités comprenant un organisme intergouvernemental et un
comité consultatif (société civile et secteur privé). Les progrès de
chaque pays sont évalués et les actions sont modifiées conformément
aux besoins pour atteindre les objectifs fixés.
Défis fondamentaux principaux à la gestion de
forèt en Afrique
(Cliquez ici pour regarder l'image)

Retourner au haut de la page |